La belle équipe
C’est : cette croyance enfantine en une amitié parfaite, où l’argent et l’amour n’auraient pas leur place, où tout serait simple, fraternel, éternel. C’est l’histoire de ces hommes qui rêvent ensemble, persuadés que leur chance, leur force et leur fraternité suffiront à construire un bonheur sans calculs ni trahisons, convaincus que la vie, enfin, va leur sourire. C'est aussi cette beauté mélancolique de la naïveté celle qui nous fait vibrer parce qu’on sait, nous, que le rêve est déjà condamné. L’argent arrive, et avec lui, les doutes, les jalousies, les désirs qui se réveillent. L’amour s’en mêle, et soudain, l’amitié parfaite se fissure, comme un château de cartes sous le vent. Ces hommes ont la fragilité de leur espoir démesuré, cette façon désespérée de s’accrocher à un bonheur qui, à peine esquissé, s’évanouit déjà entre leurs doigts.
Et surtout c’est : le cinéma de l’illusion nécessaire celle qui nous rappelle que les moments de la vie, aussi éphémères soient-ils, valent la peine d’être vécus.


