A History of Violence *
C’est : cette violence qui résout tout et ne règle rien. Un coup de poing, un coup de feu, et soudain, les problèmes semblent s’évanouir, mais seulement en surface. Parce que la violence, chez Cronenberg, agit comme une boule de neige, elle grossit à chaque geste, écrasant tout sur son passage, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à sauver. Viggo Mortensen le découvre à ses dépens : chaque acte brutal ouvre une brèche dans sa vie, attirant d’autres violences, d’autres menaces, comme si le sang appelait le sang.
Et puis, c’est cette ironie cruelle, il est plus difficile de ne pas être violent que de l’être. Résister à la rage, voilà le vrai combat. Parce que la violence, elle, est simple, immédiate, grisante même. Elle flatte l’ego, elle donne l’illusion du contrôle. Mais une fois qu’on y a goûté, la violence ne se contente pas de détruire, elle réinvente ceux qui l’utilisent, elle les marque, les isole. Et Maria Bello, incarne la terreur silencieuse, elle voit son mari se transformer, voit la bête réveillée en lui, et comprend que la violence n’est pas un acte, mais une malédiction quelque chose qui s’installe, qui corrompt, qui ne part plus.
Et surtout, c’est : l’histoire d’une société qui glorifie la brutalité tout en prétendant la condamner.
