Lost Highway
C’est : un choc muet, assis dans le noir d’une salle de cinéma, qui résume Lost Highway : un film qui résiste à toute explication, qui glisse entre les doigts comme du sable, et vous laisse sonné, fasciné, incapable d’en parler. Lynch ne raconte pas une histoire, il vous plonge dans un cauchemar avec à la fin la certitude d’avoir compris quelque chose, avant de réaliser que rien n’a vraiment de sens.
Il y a ces images qui brûlent la rétine : le visage déformé de Fred Madison dans l’interphone, Ramstein, Patricia Arquette, les couloirs sombres du Lost Highway Hotel, la mercedes aux 1000 chevaux, David Bowie. Lynch ne vous guide pas, il vous abandonne dans un labyrinthe de sons et de visions, où chaque plan est à la fois magnifique et glaçant. On cherche des repères, une logique, mais Lost Highway refuse de se laisser saisir.
Et surtout, c’est : une énigme qui vous regarde en retour, en silence. On en sort changé, mais incapable de dire comment, c'est le Vertige d'un Cauchemar Éveillé


