Pulp fiction*
C’est : cette lenteur calculée, ce tempo nonchalant qui donne à chaque scène l’allure d’une balade décontractée jusqu’à ce que tout bascule dans un éclat de violence ou de folie pure. Tarantino, refuse la précipitation. Il s’attarde, il traîne, il laisse ses personnages discuter de burgers, de pieds massés, de détails apparemment insignifiants, ces dialogues qui semblent futiles sont en réalité l'âme du film, ils créent un rythme, une atmosphère, un style et le style, ça se prend avec lenteur.
Et puis, il y a cette bande-son, ces tubes des années 70 qui transforment chaque scène en un moment de groove et de funk. La musique n’est pas là pour accompagner, elle est là pour donner une âme, un mélange de nostalgie, de coolitude et d’urgence sourde.
Et surtout c'est : Pulp Fiction, c’est le triomphe de la patience. Et c’est comme ça que naît la légende, pas dans la précipitation, mais dans l’art de faire durer le plaisir… avant de tout envoyer valdinguer.


