Edward aux mains d’argent*
C’est : cette beauté visuelle saisissante, ce choc délicat entre les couleurs pastel des maisons de banlieue et l’obscurité gothique du château perché sur la colline. Tim Burton joue avec nos yeux et nos attentes, les maisons, si riantes et colorées de l’extérieur, cachent des intérieurs étriqués, des vies étouffantes, une banalité qui fait mal. À l’inverse, le château, noir, anguleux, inquiétant, est en réalité le lieu le plus poétique du film, un espace de liberté, de création, de magie pure.
Et surtout, c’est : le contraste enchanté des apparences, ce qui semble beau de loin se révèle terne et vide de près, tandis que ce qui effraie recèle une beauté véritable, une profondeur que personne ne cherche à comprendre, la vraie laideur n’est pas dans l’étrangeté, mais dans la conformité.

