Monsieur Smith au Sénat* (Mr. Smith Goes to Washington)
C’est : la rudesse des luttes d’influence, les malversations, les corruptions, les magouilles, les lâchetés, les trahisons, les élans brisées et les désillusions MAIS c'est aussi cette obstination têtue qui refuse de voir la démocratie comme une cause perdue. C’est cette foi inébranlable en l’action, en la possibilité de faire bouger les lignes malgré tout. Parce que la démocratie, même boiteuse, même corrompue, reste ce régime où l’espoir a encore sa place, "le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres", comme Churchill le résumera plus tard.
Mais ce qui rend ce combat possible, ce qui lui donne sa force et sa ruse, c’est souvent une présence discrète, presque invisible, et pourtant décisive, celle d’une femme. Pas sous les projecteurs, mais dans l’ombre des bureaux, des conseils, des stratégies. Une figure typique du cinéma des années 30, où le pouvoir féminin, bien que rare à l’écran, est souvent le vrai moteur de l’histoire. Sans elle, pas de révolte qui tienne, pas de discours qui porte, pas de victoire possible.
Et surtout, c’est : un combat toujours recommencé, toujours nécessaire.


