Excalibur
C’est : dès les premières images, la puissance envoûtante d’Helen Mirren qui s’impose. En Morgane, elle est à la fois sensuelle et terrifiante, une sorcière dont le regard perce l’écran, une femme dont chaque mot semble chargé de sorts anciens. Elle incarne la Magie d’un Mythe Éternel, non pas une histoire, mais un mythe, une fable inventée écrite au 12ème sicle pour justifier un pouvoir, pour donner un sens à la violence, à la trahison, à la quête éternelle de la grandeur. La légende arthurienne n’est pas un récit historique, mais une métaphore humaine, une histoire de désirs, de chutes, de rédemption, qui parle depuis lors à chaque génération parce qu’elle touche à l’universel.
Et surtout, c’est : un film violent et naïf, brutale et envoûtant, comme si le film hésitait entre la rudesse du Moyen Âge et la poésie d’un conte pour enfants. Les armures brillent, le sang coule, les épées s’entrechoquen mais tout est baigné d’une lumière dorée, comme si chaque combat était à la fois réel et symbolique, nous criant que les mythes sont éternels parce qu’ils parlent de nous.


