Vincent, François, Paul… et les autres*
C'est : un film qui laisse en bouche un goût amer et doux à la fois, celui de la défaite et de la résistance obstinée. C'est la chute d’un homme, Yves Montand, dont le personnage incarne l’énergie d’un combattant confronté à l’échec, à la trahison, à cette lente érosion des idéaux qui le rongent ses projets s’effondrer, ses amitiés se fissurer et son amour se consumer, résonne comme un écho douloureux de nos propres désillusions.
Pourtant, c’est précisément dans cette amertume que réside la beauté du film. Car malgré tout, malgré les coups du sort et les trahisons, Montand conserve cette énergie indomptable, cet espoir indéfectible qui le pousse à se relever, encore et toujours.
Et surtout, c'est : un film nous rappelle que la grandeur ne réside pas dans l’absence d’échecs, mais dans la manière de les affronter.


